DESIGN - RÉALISATION

PRIX
D’AMÉNAGEMENT 2002
Les Arts et la Ville et Télé-Québec
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Client |
Ville de Québec |
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Architecte paysagiste |
André Plante, concepteur, chargé de dossier pour la Ville de Québec |
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Artiste |
Luc Archambault, sculpteur |
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Date de réalisation |
2000 |
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Coût de réalisation |
590.000 $, dont 295 000 $ ont été payés par la Commission de la capitale nationale du Québec, dans le cadre de l'Entente sur la mise en valeur de la capitale, et 295 000 $ par la Ville de Québec |
| C'est pour accroître la convivialité du Vieux-Québec, attirer la population et les touristes dans ce coin du quartier que la place de l'Institut-Canadien a été réalisée. Les travaux se sont faits dans le cadre de l'Entente sur la mise en valeur de la capitale intervenue entre la Ville de Québec et la Commission de la capitale nationale du Québec. Le 22 novembre 2000 eût lieu l'inauguration de la place de l'Institut-Canadien et de la chaussée des Écossais. La rue Saint-Stanislas fût rebaptisée ainsi pour rappeler la contribution historique des Écossais au développement de la ville de Québec. | |
![]() avant esquisse après |
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En
continuité
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Devant l'édifice Morrin College, il y a maintenant une allée piétonne pour laquelle on a utilisé des matériaux semblables aux pavés anciens qui revêtaient autrefois la rue Saint-Stanislas. Autour de l'îlot écossais, on a installé des clôtures en fer forgé, des arches, des pierres calcaires, on a planté des arbres et aménagé des parterres fleuris et gazonnés. Plus bas, l'allée piétonne fait place à un escalier de fonte à paliers. Au milieu, à même la paroi du mur du parvis de l'Institut Canadien, l'artiste Luc Archambault a réalisé une œuvre composite : il y a un bas-relief et cinq plaques de laiton. La première est gravée à l'effigie du fondateur de l'Institut Canadien, les quatre autres nous rappellent les bâtiments qu'a occupés cette institution au fil des ans. Le tertre gazonné a été modelé et façonné de manière à exploiter les changements de niveaux de l'escalier. Ces formes s'harmonisent au langage néogothique de l'ancienne église et mettent en valeur l'œuvre d'art. Le concept prévoit l'implantation éventuelle d'un monument commémoratif à la famille Baillargé en face de l'édifice Morrin College, à l'intersection des axes de circulation menant vers la cour intérieure de l'église Saint-Andrews, suggérant ainsi une petite place rappelant qu'autrefois la population s'y rassemblait, en particulier lors de pendaisons publiques. Le projet a nécessité le déplacement de 18 places de stationnement, qui ont été relocalisées rue Dauphine. En concertant leurs actions respectives et en mettant en commun leurs ressources en matière d'aménagement, de promotion et de rayonnement culturel de la capitale, la Ville et la Commission réalisent des travaux d'embellissement et de sauvegarde qui mettent en valeur le caractère particulier de Québec comme capitale de tous les Québécois et Québécoises. |
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NOUS SOMMES UN PEUPLE
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L'artiste Luc Archambault a déposé une proposition qui, tout en étant très contemporaine, rappelle l'aspect historique en donnant une interprétation symbolique des objectifs premiers poursuivis par L'Institut à l'époque. En effet, créé par de jeunes intellectuels de l'époque, L'Institut se voulait une réponse au rapport Durham qui niait que les Canadiens français aient une histoire et une culture. C'était plus qu'une simple salle de lecture, L'Institut fut avant tout un lieu d'échange où plusieurs grands québécois ont puisé leur inspiration et leur détermination à faire survivre le fait français en Amérique. La symbolique utilisée par l'artiste est présentée par l'utilisation de deux personnages, les cueilleurs, et trois éléments: la chaise, l'échelle et le bol. Les cueilleurs : pour défricher, labourer la terre, semer, regarder grandir et se développer, sarcler, récolter, résister à l'hiver et recommencer le cycle. La chaise : instrument indispensable des rencontres prolongées, des réflexions collectives, des échanges, des discussions, repas, spectacles et autres parlementries. L'échelle : symbole mythique de l'élévation, du développement, du lien entre le ciel et la terre, lien entre la citadelle assiégée et ses conquérants. Le bol : être le contenant de ce qui nous anime et non pas seulement le contenu lui-même. Une invitation à créer des contenants aptes à recevoir nos aspirations, nos rêves. Ces éléments sont représentés, gravés dans la pierre elle-même, et repris par l'intégration de deux personnages en bronze: un placé dans une niche sur le mur et le second, sur un socle de granit en avancé. L'intégration de cinq panneaux en laiton finis bronze reproduisant le fondateur ainsi que les bâtiments occupés par L'Institut au cours des ans, font le rappel historique. Complètement sur la droite, un panneau rappelle dans un texte, l'histoire et la symbolique de l'œuvre. Dans sa proposition, l'artiste a développé un espace intimiste, bien intégré à l'ensemble de la place, visible tant de jour que de soir, et ce, à l'année longue. |
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référence |
André Plante,
architecte paysagiste,
Ville de Québec Courriel : anplante@ville.quebec.qc.ca |