PARC DU VIEUX MOULIN
AMÉNAGEMENT DES PAYSAGES
MILIEU URBAIN

Honneur régional
Concours d'Excellence de l'Association des architectes paysagistes du
Canada (AAPC), 2011
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Client |
Ville de Montréal, arrondissement
Rivière-des-Prairies / Pointe-aux-Trembles |
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Localisation |
11700, Notre-Dame Est, Montréal |
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Architectes paysagistes
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Groupe Rousseau
Lefebvre:
chargé de projet: Diane Martin, chargée de
projet, architecte paysagiste senior
chargé de design: Daniel Cyr, architecte paysagiste senior et urbaniste
conception: Martin Guay, architecte paysagiste senior et technologue en
architecture, Geneviève Rocheleau, architecte paysagiste et Marie-Eve Boisvert,
architecte paysagiste et technologue en architecture
chargé de chantier: Martin Guay, architecte paysagiste senior et technologue en
architecture |
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Collaborateurs
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architecture:
Beaupré Michaud
archéologie: Ethnoscope
animation et muséologie: Train d'Enfer
génie civil, électrique et structural - parc: Roche ltée
génie électrique et structural - moulin: Nicolet, Chartrand Knoll / Caron
Beaudoin et Associés
recherche historique et concept muséologique: Paul Labonne |
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Entrepreneurs |
Garnier Construction |
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Année de réalisation |
2009 |
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contexte
Le parc du Vieux
Moulin, situé stratégiquement à l’entrée de l’arrondissement
Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, comportait deux éléments forts,
soit le moulin qui dominait le paysage et le fleuve dont la présence était
effacée. Pourtant, la proximité du fleuve justifiait l’implantation même du
moulin sur ce site et méritait d’être mis en valeur.
L’approche de
design, à la fois sobre et rustique, rééquilibre l’importance du moulin et
la présence du fleuve et fait ressortir leur interrelation pour que le
visiteur comprenne facilement l’usage original du site et le style de vie de
l’époque.
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Les éléments clés du
projet comprennent un pavillon d’accueil qui récupère les eaux
de pluie de son toit pour alimenter le milieu humide du boisé
adjacent, la mise en valeur de la topographie originale du lieu,
un belvédère en porte-à-faux au dessus de la berge stabilisée
pour mieux observer le fleuve, un éclairage d’ambiance et de
zones reverdies de plantes indigènes et d’arbres à essence
noble. |
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La topographie du site, les plantations et les sentiers forcent les
visiteurs à contourner le moulin pour se rendre au pavillon d’interprétation
puis au belvédère. De là, ils retrouvent le point de vue sur le moulin de
l’époque depuis le chemin du Roy. Le terrain autour du moulin est rehaussé
à son niveau original, avec une coupure nette côté rue soulignée par un
muret d’acier Corten : il simule sa mise à nue pour former une cicatrice
permettant de comprendre les modifications occasionnées par le développement
urbain ultérieur. Le dénivelé le long du trottoir contrôle les circulations
et crée une barrière psychologique pour isoler le moulin. La berge est
déblayée pour retrouver la topographie originale, accentuer la majesté du
moulin et augmenter la fenêtre sur le fleuve.
La protection des
artéfacts historiques identifiés lors des fouilles archéologiques réalisées
en 2006 a limité l’excavation autorisée sur le site à une profondeur moyenne
de 20 centimètres au-dessus des vestiges répertoriés. Cette limite a suggéré
aux architectes paysagistes la localisation des sentiers et des éléments
d’animation sur le site, mais fut également un réel défi pour la conception
et la réalisation des travaux. |
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Les
graminées installées autour du moulin pour rappeler sa vocation
première ont été produites à l’interne pour avoir la quantité et
le calibre désiré. En attendant cette production, les
architectes paysagistes ont proposé d’ensemencer le sol laissé à
nu de sarrasin pour réduire la contamination par la mauvaise
herbe.
Le
mobilier urbain et les supports signalétiques et muséaux
s’inspirent de la vocation du site pour donner un caractère
identitaire au parc.
Pour en arriver à la
réalisation d’un tel projet, l’équipe d’architectes paysagistes
a brillamment relevé les défis qui se sont présentés tout au
long du processus. Les recherches effectuées et la coordination
des intervenants en architecture, en génie, en archéologie, en
muséologie et animation ont initié de nombreuses discussions et
alimenté la conception et la réalisation du projet. Sous la
coordination de l’architecte paysagiste chargée de projet, le
projet devait être approuvé par différentes instances
gouvernementales, tant municipales que provinciales et
fédérales. |
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références |
Groupe Rousseau
Lefebvre |
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